Il y a des périodes où l’on se reconnaît moins. Parce qu’un événement est arrivé. Parce qu’une décision a été prise. Parce que la vie a imposé une transition. Et, même si l’on sait « rationnellement » ce qu’il faudrait faire, quelque chose en soi reste en suspens, inquiet, fragile, ou épuisé.
Un changement de vie peut être choisi ou subi : séparation, déménagement, reconversion professionnelle, burn-out, arrêt maladie, arrivée d’un enfant, départ d’un proche, maladie, passage à la retraite, changement de pays, recomposition familiale… Il peut aussi être plus discret : un basculement intérieur, une perte de sens, l’impression d’être arrivé(e) au bout d’un modèle.
Un changement n’est pas seulement une modification extérieure. Il vient souvent toucher des repères profonds : l’identité (« qui suis-je maintenant ? »), la sécurité (« où est ma place ? »), l’appartenance (« avec qui je fais ma vie ? »), la valeur (« est-ce que je suis à la hauteur ? »), et parfois l’histoire personnelle (« cela me rappelle quelque chose… »).
Même lorsqu’un changement est désiré, il peut comporter une part de perte : perdre une routine, un statut, un environnement, une relation, une image de soi, une idée du futur. On peut être enthousiaste et triste à la fois. Et il est fréquent que l’entourage ne comprenne pas cette ambivalence.
Certaines réactions sont normales : fatigue, émotion forte, hypersensibilité, questionnements. Mais parfois, la transition s’accompagne d’un mal-être plus envahissant :
On peut continuer à fonctionner « en surface », tout en se sentant fragile à l’intérieur. Et ce décalage fatigue énormément.
Les transitions sont des moments où l’on peut se sentir plus vulnérable. Elles peuvent réactiver des peurs anciennes : peur de l’abandon, peur de l’échec, peur de décevoir, peur de ne pas y arriver. Elles peuvent aussi faire remonter des vécus passés : une enfance instable, un trauma, une relation douloureuse, des périodes où l’on s’est senti(e) seul(e) ou impuissant(e).
Parfois, ce n’est pas seulement le présent qui fait souffrir, mais ce qu’il vient réveiller.
La psychothérapie offre un espace pour déposer ce qui se vit, et surtout pour le comprendre de l’intérieur. Elle permet de ralentir, d’écouter ce qui se passe en soi, et de retrouver une forme de cohérence entre ses émotions, ses besoins et ses choix.
Consulter peut aider à :
Dans l’Approche Centrée sur la Personne, le cadre thérapeutique repose sur une écoute empathique, une présence authentique, et une acceptation positive inconditionnelle. Ce climat permet de se sentir accueilli(e) tel que l’on est, sans avoir à « aller bien », ni à se justifier.
Dans ce type de relation, la personne peut explorer ce qui la traverse, retrouver de la confiance en ses perceptions, et mobiliser, peu à peu, ses propres ressources. Souvent, ce n’est pas la vie qui redevient « comme avant », mais la personne qui retrouve une capacité à traverser, à choisir, à se relier, et à se sentir plus vivante dans le changement.